Qualité hydrique des ménages ivoiriens : quels freins à l’adoption de pratiques durables ?
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.22250204Abstract
Résumé
L’eau, ce bien commun est primordial pour la survie de l’espèce humaine. Par conséquent, la Côte d’Ivoire qui aspire au développement socioéconomique permet à 86,7% des ménages de disposer de sources améliorées pour leur eau de boisson (INS, 2022). Cependant, l’on y observe parallèlement une hausse du niveau de contamination microbiologique, soit 82% (INS, 2023). Face à ce déséquilibre, plusieurs questions surgissent à l’esprit. Pourquoi la majorité de la population n’utilise pas les méthodes d’épuration existantes ? Quels sont les obstacles à l’appropriation de comportements protecteurs vis-à-vis de l’eau de boisson ? Cette étude a donc pour objectif principal, d’analyser les freins à l’adoption de pratiques durables pour la sécurisation de l’eau destinée à la boisson dans les ménages. La démarche méthodologique est essentiellement quantitative et s’appuie sur le modèle Probit bivarié. Les données proviennent de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS, 2021) réalisé par l’Institut National de la Statistique (INS ; 2023). Un échantillon de 2544 ménages sélectionné pour le test de la qualité de l’eau a été retenu. La principale conclusion présente le statut socioéconomique comme le facteur discriminant de la consommation ou non d’une eau insalubre. En définitive, ce travail préconise le renforcement de la vulgarisation des messages de sensibilisation auprès de la population. En outre, la lutte pour l’amélioration du niveau de vie des populations devrait constituer le véritable challenge dans l’atteinte de la sécurisation hydrique, gage d’une meilleure santé pour la population.
Mots clés : qualité hydrique, contamination bactérienne, modèle probit bivarié
Abstract
Water, as a common good, is essential to the survival of the human species. Consequently, Côte d’Ivoire, which aspires to socioeconomic development, enables 86.7% of households to have access to improved sources of drinking water (INS, 2022). However, a simultaneous increase in the level of microbiological contamination has been observed, reaching 82% (INS, 2023). This imbalance raises several questions. Why does the majority of the population not use existing water treatment methods? What are the barriers to adopting protective behaviors regarding drinking water ? The main objective of this study is therefore to analyze the barriers to the adoption of sustainable practices for ensuring the safety of drinking water at the household level. The study adopts an essentially quantitative methodological approach based on a bivariate probit model. The data are drawn from the Demographic and Health Survey (DHS, 2021), conducted by the National Institute of Statistics (INS, 2023). A sample of 2,544 households selected for water quality testing was retained for the analysis. The main finding identifies socioeconomic status as the key factor distinguishing whether or not households consume unsafe drinking water. Ultimately, this study recommends strengthening the dissemination of awareness-raising messages among the population. Furthermore, efforts to improve living standards should constitute a major challenge in achieving water security, which is essential to improving population health.
Keywords : water quality, bacterial contamination, bivariate probit model
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