L’impact du taux directeur sur la demande et la croissance au Maroc : preuves empiriques d’un modèle ARDL et VECM
DOI :
https://doi.org/10.5281/zenodo.18338190Résumé
Résumé
Ce travail de recherche examine la relation entre la politique monétaire, à travers l’évolution du taux directeur, et les principales variables réelles que sont la demande intérieure et la croissance économique au Maroc. L’analyse repose sur une approche économétrique mobilisant les modèles ARDL et VECM, appliqués à une base de données annuelle couvrant la période 1990–2024. Le choix de cette méthodologie s’appuie sur la stationnarité hétérogène des séries, validée par les tests ADF et KPSS, ainsi que sur la présence de relations de long terme identifiées via le test de co-intégration de Johansen. L’échantillon mobilisé couvre les agrégats macroéconomiques clés (taux directeur, inflation, crédit, M3, TCER, PIB réel, demande intérieure réelle), issus de sources officielles telles que Bank Al-Maghrib, le HCP et le FMI.
Les résultats montrent que le taux directeur a un effet significatif sur la demande intérieure à long terme, bien que son impact sur la croissance du PIB reste modeste et statistiquement non robuste. L’étude révèle également un effet différencié avant et après la réforme du régime de change en 2018, traduisant une légère amélioration du mécanisme de transmission monétaire. Ces constats appellent à un renforcement des réformes structurelles, notamment une meilleure articulation entre les politiques monétaire et budgétaire.
Mots-clés : Politique monétaire, taux directeur, demande intérieure, croissance économique, ARDL, VECM, transmission monétaire, Maroc
Abstract
This research investigates the relationship between monetary policy—specifically the key interest rate—and the main real variables in the Moroccan economy: domestic demand and economic growth. The analysis is based on an econometric approach using ARDL and VECM models applied to annual data from 1990 to 2024. The methodological choice is justified by the mixed stationarity of the series, confirmed by ADF and KPSS tests, and the existence of long-term relationships revealed through Johansen's co-integration tests. The dataset includes core macroeconomic indicators (interest rate, inflation, credit, M3, REER, real GDP, real domestic demand) sourced from official institutions such as Bank Al-Maghrib, the HCP, and the IMF.
The findings indicate that the key interest rate has a significant long-term effect on domestic demand, while its impact on GDP growth appears weak and statistically insignificant. The study also highlights a differentiated transmission before and after the 2018 exchange rate reform, suggesting a slight improvement in the monetary transmission mechanism. These results call for deeper structural reforms and better coordination between monetary and fiscal policies.
Keywords: Monetary policy, interest rate, domestic demand, economic growth, ARDL, VECM, monetary transmission, Morocco
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