EKE BALLA Sophie Michelle


Mots clés : capital social, confiance, forêt communautaire, produits forestier non ligneux, Probit, solidarité.


Résumé:

Le caractère de ressources renouvelable des produits forestiers non ligneux (PFNL) est une opportunité pour les pérenniser. La plupart des travaux sur le capital social s’accordent sur ses effets positifs : il facilite la coordination des agents et semble être une condition de développement. Cette étude analyse l’effet du capital social dans l’adoption de pratiques de gestion durables des PFNL par les ménages de la forêt communautaire au Cameroun. L’étude a utilisé des données primaires collectées auprès d’un échantillon stratifié de 60 ménages ruraux de la FC de Morikouali-ye dans la Région de l’Est Cameroun et un modèle Probit pour les estimations. Les résultats montrent que, 67% des ménages enquêtés perçoivent le niveau de dégradation des PFNL dans la FC au fur et à mesure que le temps passe et sont près à 74% pour adoption des pratiques de gestion durable des PFNL : la domestication, la gestion durable de la FC, l’interdiction d’abattage des arbres et du déracinement des plantes, etc. L’estimation du modèle Probit montre que sexe et le capital social à travers la confiance, la solidarité l’inclusion sociale et la coopération influencent positivement et significativement la probabilité des ménages de la FC à adopter des pratiques de gestion durable des PFNL. Nos résultats suggèrent au ménages d’être animés d’un esprit de solidarité et de coopération et ne plus se laisser aller à un jeu de concurrence pour une gestion durable des PFNL dans leur FC. En outre, l’adoption de ces pratiques de collecte durable pourrait renforcer les liens qui existent entre eux, favoriser la prise de décisions collectives et assurer le revenu issu des PFNL dans le long terme.




Publié

01/03/2021

Vol. 3 No 4 (2021)

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